Wesh les zincou.e.s, n'oubliez pas de manger 5 fruits et légumes et de boire une dizaine d'ennemis par jour.

Testkiff : on m’a charcuté les yeux

Mon œil, c'est du poulet ?

Coucou bande de ploucs ! Ce blog ayant pour vocation d’ouvrir ma pensée au grand public afin de toucher le plus de monde possible lorsque je me lancerai dans une arnaque pyramidale, j’essaie de me rapprocher de vous comme le ferait un politicien en rut. Du coup, j’inaugure aujourd’hui une nouvelle rubrique : le Testkiff !

Le Testkiff, ça sera quoi ? Au delà d’un terme qui ressemble au mot testicule, ça sera moi qui irai explorer le monde extérieur, prendre des risques, faire des choses insensées et potentiellement cancérigènes pour venir vous les relater ici. Vous faire bénéficier de mon vécu, en somme. C’est un genre de journalisme, sauf qu’on ne me forcera pas à avaler les sécrétions de milliardaires aléatoires qui s’échangent les titres de propriété du papier recyclé qui m’emploie.

Si cette photo ne s'affiche pas correctement, c'est votre jour de chance.
Bear Grylls a développé un concept similaire à la TV, mais à base d’essorage de bouse d’éléphant.

Commençons avec une expérience qui m’a littéralement changé la vie.

Si vous venez du futur et donc que vous avez lu ma biographie, vous savez sûrement que j’étais myope depuis tout petit. Mes premières lunettes étaient rondes, à motif “écaille”. Des lunettes d’intello. Dès les premiers jours, elles m’ont immédiatement valu d’être gratifié de quelques coups de poing de la part des petites frappes de l’époque (fait amusant : ces personnes, quelques années plus tard, ont été condamnées à de la prison ferme suite à une dénonciation calomnieuse anonyme). Une chose était sûre : ma relation avec mes lunettes allait être compliquée.

Porter des lunettes n’est pas de tout repos. Outre le fait de devoir les remonter sur le haut du nez en moyenne toutes les 13 minutes (chiffre qui tombe à 4 minutes en cas de sudation), le verre a une fâcheuse tendance à ne pas se nettoyer tout seul. Donc en cas de pluie, tempête de sable, poussière, projection de mucus… Il faut les enlever, passer un coup de peau de chamois, les remettre… C’est très probablement un facteur de risque pour devenir chômeur de longue durée.

Ça coûte cher aussi, au moins 200 euros pour une paire décente. Si t’as une mutuelle, l’opticien fait passer ce chiffre à 300 grâce à quelques réglages savants sur son ordi. Puis les lunettes, c’est fragile. Ça se casse au moindre coup de ceinture, ou encore en cas de piétinement de tête. Un usage limité pour une vie de famille, donc. Mais ce qui est le plus grave, c’est la difficulté dès lors de porter des lunettes de soleil. Il faut alors acheter des lunettes de soleil à la vue ; ou superposer de grosses lunettes de soleil par dessus la paire classique (technique dite de Mamie Josiane). Bref, ça devient très compliqué de devenir un mec stylé à lunettes de soleil.

Demon One
Demon One est l’archétype de mec stylé à lunettes de soleil. Il est aussi un sujet d’étude pour de nombreux dentistes.

J’ai entendu parler de la chirurgie des yeux au laser quand j’étais en Turquie. J’étais allé voir la famille, et entre 2 présentations de cousines à qui ils allaient me marier de force, un oncle m’a demandé pourquoi est-ce que je ne me débarrassais pas de ces lunettes. J’ai gloussé :

– Haha. Non mais, c’est normal que tu connaisses pas, vu que t’es d’ici… Comment dire. Tu vois ces verres que je porte devant les yeux ? Si je les enlève, je vois flou… Comme quand tu ouvres les yeux dans l’eau !
– Qu’est-ce que tu racontes ? Je sais ce que c’est que des lunettes !
– Ah…
– Je te parle de chirurgie. Y’a une clinique à 2 heures d’ici. Ils te règlent ça en 10 minutes avec leur laser.
– Vous connaissez déjà les lasers ?!

Intrigué, j’ai pris rendez-vous. 3 jours plus tard, j’étais sur un canapé en cuir, dans la salle d’attente de la clinique. “Akif ! C’est ton tour, allez viens mon petit !” me disait une infirmière. Elle espérait sûrement que je lui offre un petit cadeau venu d’Occident, pour être si gentille. Je lui ai dit merci, sans oublier de déposer un paquet de mouchoir Lotus neuf avec un clin d’œil.

Chirurgien
À noter que ce monsieur a un Oscar sur son étagère. Espérons qu’il ait aussi des talents de chirurgien.

Le médecin m’a fait quelques analyses qui consistaient à observer l’intérieur de mes yeux avec plusieurs machines. Je le soupçonnais de faire ça un peu au hasard, alors je l’ai “testé” en louchant pendant qu’il regardait dans son appareil. Au bout de la 7ème fois, quand il m’a menacé de mettre fin à la consultation si je n’arrêtais pas, j’étais convaincu que c’était un type sérieux et que la bardée de diplômes accrochés aux murs n’étaient pas de vulgaires photocopies. Là, il a prononcé quelques mots qui m’ont mis un petit coup de pression.

Bon ! C’est très bien, on peut t’opérer. Tu peux passer en salle d’attente le temps qu’on t’anesthésie.

Opérer ? Anesthésie ? ATTENTE ? J’étais pas venu là pour ça moi, j’étais juste un peu curieux, un peu comme un petit écureuil craintif qui erre dans la forêt et qui par hasard se retrouve sur une table d’opération à se faire charcuter. Mais c’était trop tard. L’infirmière de tout à l’heure, dans le rôle de la complice, m’a mis des gouttes d’un liquide inconnu dans les yeux. J’ai sorti de ma poche un autre paquet de mouchoirs Lotus pour m’essuyer. Je l’ai vue les regarder avec envie… Et je les ai remis dans ma poche, en la fixant d’un regard noir. Elle croyait quoi ? Le crime ne paie pas.

30 minutes plus tard, on m’a mis une blouse très moche et allongé sur une table, pendant qu’une gigantesque machine au-dessus de moi faisait des bruits mécaniques. Si vous avez peur qu’un jour les ordinateurs prennent le pouvoir et qu’ils s’amusent à fouiller à l’intérieur des humains pour voir quel type de mémoire RAM on possède, cette machine est pile ce qu’il faut pour nourrir vos cauchemars. Quelques bras se sont actionnés de manière menaçante. J’avais envie de leur dire non, mais poussé par le sens du devoir et pensant au compte-rendu que je pourrais écrire pour vous, je me suis sacrifié.

NDLR : À partir de maintenant, ça devient un peu plus trash. Si tu veux arrêter de lire, très bien. Mais en échange, n’oublie pas de partager cet article avec quelqu’un que tu détestes.

Le médecin s’est approché, m’a dit de ne pas avoir peur et que ça serait très rapide. Je lui ai répondu qu’il ressemblait à Harvey Weinstein quand il disait ça. Visiblement vexé, il est revenu avec un ustensile de torture qui me forçait à garder les yeux ouverts.

Alex d'Orange Mécanique
On m’a mis le même dispositif sur les yeux. Et je faisais la même tête.

Puis, il s’est mis aux commandes de la machine infernale. Un tube est descendu sur mon globe oculaire, a appuyé dessus, l’a presque sorti de son orbite. Il y a eu quelques bruits, des bips aigus, des chtings, des cris stridents de ma part aussi (beaucoup). Puis, le tube est remonté, et à l’aide d’un genre de pince à épiler, il m’ont replié une couche de l’œil vers l’arrière. C’était un peu l’équivalent ophtalmologique de peler une orange, quoi. Pendant ce temps, de l’eau giclait périodiquement dans mes mirettes pendant que l’infirmière sadique essuyait ce qui coulait, sûrement avec des mouchoirs de basse qualité, voire du PQ. Une lumière rouge a commencé à brûler mon œil. Ça ne me faisait pas mal, mais je savais que ça cramait quelque chose au fond de ma cavité oculaire parce que ça sentait le poulet grillé. Ça m’a donné faim, j’ai pensé aux nuggets que je pourrais manger une fois rentré à Nogent. Au bout de quelques secondes, ils m’ont gentiment remis la cornée en place, et sont passés à l’autre œil pendant que je maudissais Dieu de ne pas m’avoir fait naître cyclope.

Une fois l’opération terminée, je ne voyais plus grand chose, mais j’étais fier de ne pas m’être évanoui comme la fois où on m’a fait une prise de sang. On m’a filé des gouttes à me mettre toutes les 30 minutes, puis on m’a dirigé vers le service facturation où je me suis lourdement écroulé sur le sol, inconscient, en lisant la somme à 4 chiffres que je leur devais.

Conclusion de ce Testkiff :

  • Quelques mois plus tard, je n’ai plus besoin de binocles, et je rattrape toutes ces années en portant des lunettes de soleil même quand je dors.
  • Les lunettes ont un avantage, c’est qu’ils cachent une partie du visage. Évitez cette opération si vous préférez ne pas choquer les gens avec votre nudité faciale.
  • Je me suis fait opérer en Turquie mais c’est possible en France aussi, par contre il faudra débourser 3 fois plus et attendre environ 10 ans qu’un créneau se libère.
  • Suite à l’opération, vous verrez parfois bien mieux que le reste des gens autour de vous. Soyez indulgents avec eux s’ils ne voient pas la statue de la Liberté depuis Montmartre.
  • Profitez de vos nouveaux yeux pour voir à quel point la vie est belle ! Sauf si vous n’avez pas de travail, d’argent, d’amis, et d’amour-propre. À ce moment mieux vaut rester à la maison et écrire des bêtises sur internet.

 

Ceux qui ont pas noté je vous vois
Note des lecteurs1 Note4.95
5
Testkiff : on m'a charcuté les yeux
Viens en MP si tu veux l’adresse et le numéro du chirurgien qui m’a opéré. SI tu y vas de ma part t’auras le droit d’être anesthésié(e) avant l’opération.
  1. Salut,
    Je suis ce que tu écris depuis des années (si, si je te jure), je pense même que c’est depuis l’époque des Skyblog ( … ), de temps à autre je vérifie que tu n’ais rien publié de nouveau car cela me fait bien rigoler.
    Voilà, j’ai écris mon quota de truc sympas pour la journée, va trouver du travail maintenant.
    A plus.

    1. Merde, pourquoi y’a mon avatar quand les gens commentent ?
      Bon bah merci. C’est incroyable qu’il y ait encore des gens qui lisent depuis cette époque. Je vous croyais tous morts, ou riches, ou parents.

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Disclaimer

À l’attention de toute personne passant sur ce site internet.

Tout ce que je dis ici n’a pas pour vocation à être pris au sérieux. Mon père ne l’a jamais fait, c’est pas vous qui allez commencer. Aussi, si je tiens des propos racistes, homophobes, sexistes, discriminatoires, ou même de droite, je tiens à faire valoir ma garantie “c’est juste pour rire, voyons” ainsi que ma carte de demandeur d’emploi qui théoriquement me permet d’avoir une réduction voire la gratuité dans différents musées. Quel rapport, me direz-vous. Aucun. Mais qu’il est bon de faire valoir ses privilèges, comme si je secouais quelques liasses de tickets d’entrée au musée du Quai Branly sous vos nez disgracieux que même un peintre pervers et syphilitique de la Renaissance bah il aurait pas voulu dessiner.

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