Wesh les zincou.e.s, n'oubliez pas de manger 5 fruits et légumes et de boire une dizaine d'ennemis par jour.

Franprix Stories (Part. 2)

Une Tragédie en Cinq Actes

ACTE I : Une Perspective Révolutionnaire

L’autre jour j’étais en sueur (comme d’habitude à chaque instant depuis que j’ai pris 30 kilos), dans l’attente du livreur qui devait passer pour me donner un colis. Au téléphone, le mec me dit qu’il va passer dans la journée, alors, je lui demande à quelle heure, et lui me répond : “dans la journée”. Je lui demande à quelle heure parce que j’aime bien prévoir ces choses-là, par exemple, pour pouvoir sortir faire les courses sereinement. Y’a pas de place pour la surprise dans ma vie, les surprises c’est pour les gens qui vont bien et qui peuvent dédramatiser. Moi une fois que j’ai dramatisé, c’est fini, je garde le drame et l’angoisse qui y est associée pendant des jours, des nuits, voire des années, un peu comme un vieil élastique qu’on détend et qui ne reprend jamais sa forme initiale – comme l’élastique de mon caleçon, en fait – et là, cet enfoiré me sort “Si vous êtes pas disponible, on peut décaler…”. Il avait pas fini sa phrase que j’étais quasiment en train de hurler : “Je suis disponible ! Je suis à la maison ! Je suis là toute la journée !” En raccrochant, j’eus une idée, une idée dont j’étais pas peu fier, et ça n’arrive que rarement, parce que d’habitude, mes idées j’en ai honte comme les plis de mon ventre, si bien que je les cache dans les circonvolutions de mon ciboulot, bref, cette idée c’était : puisque je dois rester à la maison pour me faire livrer un paquet, autant me faire livrer mes courses, non ?

Entracte

Jourdain (chuchotant) : Putain mais pourquoi il est seul sur scène ? J’ai pas payé 5 euros pour voir une seule personne, un mec en plus…
Sganarelle (chuchotant) : Attends, normalement y’a d’autres personnages qui arrivent, regarde la brochure…
Scapin : Pourquoi vous chuchotez ?
Jourdain (chuchotant) : Qu… Quoi ?
Scapin : Pourquoi vous chuchotez ? C’est l’entracte hein, on s’en fout de faire du bruit.
Jourdain (chuchotant) : Je… Je sais pas. Mais maintenant que j’ai commencé, j’ai pas très envie de continuer à voix haute, ça serait comme… Trahir ma discrétion. Et j’suis pas un traître.
Sganarelle (chuchotant) : Il a raison. Laisse nous chuchoter en paix.
Scapin : Tu sais qu’y a un gamin au rang juste derrière nous qui en train de vous snapper ? Il est venu avec son collège. Vous êtes grillé dans tout le système éducatif francophone les gars.
Jourdain (chuchotant) : J’m’en fous, de toute façon je comprends rien à Snapchat, je m’en rendrai même pas compte.
Scapin : Ouais, peut-être. Mais tu vas y penser à chaque fois qu’un gamin dans la rue va se marrer en croisant ta gueule de chuchoteur précoce.
Sganarelle (chuchotant) : Attends, tais-toi, ça reprend !

ACTE II : Une Prise de Rendez-Vous Tendue

Ce qui me fait chier, avec ces téléphones, là, c’est qu’on sait jamais ce à quoi on donne accès quand on accepte les conditions lors de l’installation d’une nouvelle application. Alors, l’application Franprix… Pourquoi cette saloperie a besoin d’accéder à mon appareil photo s’il ne s’agit que de faire mes courses et me les livrer ? Je devrais être tenté de prendre un selfie en urgence entre le gouda et le PQ ? Et maintenant il me demande de m’inscrire. Ha ! M’inscrire ! Tout ça c’est pour garder une trace, parce que c’est bon, de nos jours, on n’a plus le droit, on n’a plus le droit d’être oublié comme au bon vieux temps. L’honnête homme qui se retrouvait dans une situation embarrassante n’avait qu’à digérer son humiliation pour continuer à vivre, il n’en subsisterait qu’un vague souvenir, et avec un peu d’imagination et de manipulation par le premier concerné, ça pourrait même se transformer en quelque bravoure ou en anecdote sympathique, mais là, quoi, là ! Là on est constamment filmés, enregistrés, décodés, puis encodés et stockés dans des data center à l’autre bout du monde, pour tout juste assez de temps, le temps qu’on devienne important, ou juste qu’on effleure ne serait-ce que l’ombre du crachat du grand-oncle voisin d’un type qui aurait entraperçu l’espoir, pour ensuite nous le faire payer, montrer ce qu’il y a de pire en nous à la Terre entière, devenir un “mème” jusqu’à être imprimé sur un t-shirt fabriqué par des enfants exploités qui eux-mêmes oublient leur vie de merde en se foutant de notre gueule qui est devenue une blague universelle… Puis la suite, c’est quoi ? Essayer de se couper de tout, du monde, de sa famille, du fil de ses pensées, puis du flot de sang qui remonte jusqu’au cerveau, pourquoi pas ! Enfin bon, ah, voilà, faut que je clique là pour commander, hop. C’est fait, ça arrive dans 15 minutes… Putain, va falloir que je lui ouvre la porte en plus, la flemme.

Entracte

Jourdain : Il m’a saoulé… C’est quoi ça, une pièce de théâtre ou un manifeste du parti communiste ?
Sganarelle : Bah, j’sais pas trop, il a un peu raison en fait, avec les applis, là…
Scapin : Ah c’est bon vous chuchotez plus ?
Sganarelle : Hein ? Non mais ça c’était l’entracte précédent, là on a commencé par la discussion normale, donc…
Scapin : Ok, ok, j’m’en fous en fait.
Sganarelle : N’empêche, le commentaire sur les applis, c’était pertinent quand même.
Jourdain : Mais n’imp… De toute façon, tu peux télécharger une appli et choisir de lui interdire l’accès à ton appareil photo, donc c’est réglé.
Sganarelle : Oula, je suis pas tip-top sûr de te suivre là…
Scapin : Bah vas-y alors, télécharge une appli pour vérifier.
Jourdain : Hein ? Ah. Ouais, ok. Mais quelle appli ?
Scapin : Bah… Snapchat, tiens. Ça te fera une occasion d’apprendre deux trois trucs, en plus.
Jourdain : Vas-y tu sais quoi ? Normalement je l’aurais pas fait, juste parce que je suis contre tous ces trucs là, j’suis un mec à l’ancienne. Mais juste cette fois, je le fais, et je vais vous montrer…
Sganarelle : Chut !

ACTE III : Une Livraison Impossible

J’y crois pas. Je la vois. Je la vois descendre de l’utilitaire, en train de décharger mes courses. C’est elle. Ils l’ont envoyée, elle, l’Indienne, pour me livrer mes courses. Mais pourquoi, putain, pourquoi ? J’ai pas envie de la voir. J’ai pas non plus envie qu’elle me voie comme ça, en position de faiblesse. Car oui, chez moi, je suis forcément en position de faiblesse. Il y a plein de trucs que je peux pas assumer rien qu’en ouvrant la porte. Déjà, ma tenue. J’ai un t-shirt rose trop court qui laisse apparaître mon bide. Et bien entendu j’ai rien d’autre à mettre. Puis mes murs, ces murs déprimants, blancs cassés, parce que quitte à ce que rien ne fonctionne dans ma vie, autant que la couleur de mes murs en soient le reflet. Puis mes claquettes. Qui porte des claquettes chez soi ? Des claquettes de plage, je veux dire ! Puis cet amoncellement de poubelles qui squatte devant ma porte vu que j’ai trop la flemme de descendre. Non, putain, non ! Elle doit pas monter. D’ailleurs, elle est sensée être rentrée depuis longtemps là, c’est bizarre, pourquoi elle est toujours pas là ? Je vais voir dans le couloir. Elle est en bas, au rez-de-chaussée, deux étages plus bas. En me voyant, elle s’écrie :
– Monsieur ! Monter pas poss—
– Quoi ? J’entends rien, répétez !
– Peux pas monter !
– Comment ça vous pouvez pas monter ? Y’a des escaliers !
– Non, monter, non—
– Attendez mais c’est incroyable ça !
– Non, pas possible monter.
– Ah bon ? Vous voulez la jouer comme ça ? Et bien, ha ! Parfait ! Vous avez eu tort de me provoquer !
Je dégaine mon téléphone. Non mais elle se prend pour qui là ? Elle va voir qu’on ne peut pas me faire un affront pareil impunément ! Voilà… Sur l’App Store… Bim ! 1 étoile ! J’ai mis une seule étoile à son application ! Et attendez que j’écrive un commentaire, on va voir après…

Entracte

Sganarelle : Attends mais je pige plus rien… Je croyais qu’il voulait pas qu’elle vienne chez lui, il devrait être content non ?
Jourdain : …
Sganarelle : Qu’est-ce qu’il y a ?
Jourdain : Regarde…
Sganarelle : Quoi, c’est quoi ? C’est quoi cette vidéo ? Ha ha. Ah ouais. Ça a l’air d’être des sacrés connards, ça me fait de la peine. C’est qui ?
Jourdain : Mais… Mais bougre d’abruti, c’est nous ! Ça tourne déjà partout sur Snapchat !
Sganarelle : Ah bon ? Mais c’est pas possible, on a même pas signé d’accord de diffusion de notre image…
Jourdain : Quoi ? Qu’est-ce que tu me racontes, putain ! C’est des gamins qui nous filmaient, pas des journalistes de LCI !
Scapin : Alors, les gars, contents ?
Sganarelle : Bah pas trop en fait, j’ai pas très bien compris pourquoi il veut absolument se faire livrer à son étage…
Scapin : Hein ?
Jourdain : Non, mais laisse le, il est débile. Comment on fait pour supprimer la vidéo qui tourne de nous sur Snapchat ?
Scapin : La supprimer ? Ha ha, y’a pas moyen. C’est de la chacalitude cette appli, une fois filmé, c’est mort.
Jourdain : Mais putain, y’a Nabilla en train de se foutre de ma gueule sur sa story parce que j’ai dit que 5 euros c’est trop cher payé pour 1 seul personnage sur scène ! Elle a même créé un nouveau geste, elle fait “mais allô quoi” avec une liasse de billets de 5 E !
Sganarelle : Vos gueules, ça reprend !

ACTE IV : Un Compromis Prometteur

– Non ! Veux pas monter–
– Bon, alors, vous savez quoi ? Vous avez qu’à monter un étage. Et moi je descends d’un étage. Comme ça, comme j’habite au deuxième, c’est parfait, on aura chacun fait notre part du travail !
– Je sais pas–
– Mais allez quoi !
– Bon, d’accord–
Parfait ! C’est parfait. Elle va me monter mes courses au moins jusqu’au premier étage, comme ça j’aurai pas à descendre les chercher tout en bas – et puis quoi encore ? – et en même temps, elle verra pas chez moi.
– Bon, vous montez ou quoi ?
– Vous descendez d’ab–
– Non, vous, montez !
– Non, pas possib–
– Mais merde !
– Pas insulte ! J’appelle–
– Ok, ok, là j’ai descendu une marche, regardez, je secoue la main !
– D’accord, une marche–
– C’est bien. Vous êtes montée ? Je redescends une marche.
– …
– Hé ! J’vous entends pas monter !
– C’est bon ! Une marche !
Voilà ! Au fur et à mesure, on y est arrivé. Finalement, elle est pas si méchante que ça.
– Comment vous vous appelez ?
– …
– Quoi, vous voulez pas me dire ?
– Non
Quelle connasse. De toute façon, une fois les courses montées, j’irai sur Google Maps et je laisserai un avis négatif.
– Bon bah voilà, j’ai mes courses. Merci. Je vais les monter chez moi.
– Attends !
– Oui ? Vous voulez me dire quelque chose ?
– Pourboire.
– Vous voulez un pourboire ? Oui, bien sûr, laissez moi monter chercher de la monnaie…
Ah donc comme ça tu veux un pourboire en plus ? Mais bien sûr… Laisse moi juste rentrer, fermer ma porte à double tour… Tu vas juste attendre comme une conne dans la cage d’escalier.

Entracte

Jourdain : Hé toi là ! Donne moi ton téléphone !
Adolescent : Quoi ? Pourquoi ?
Jourdain : C’est toi qui m’a filmé tout à l’heure en train de chuchoter ! Efface la vidéo !
Adolescent : Quelle vidéo ? J’ai rien fait !
Sganarelle : Calme-toi mec ! Y’en a d’autres qui sont en train de filmer !
Jourdain : Putain mais arrêtez ça, bande de pédés !
Scapin : Bonne idée l’insulte homophobe, ça passera bien sur internet.
Sganarelle : Moi ça me dérange pas qu’ils me filment. Ça va booster ma popularité sur Youtube.
Scapin : Pourquoi t’as besoin d’être populaire sur Youtube, toi ?
Sganarelle : J’ai une chaîne ! Je fais des commentaires de pièces de théâtre. Et celle-là, elle va prendre cher… C’est incompréhensible. Pourquoi la pakistanaise prononce pas plus de 4 syllabes ?
Vieille dame, assise : Excusez-moi, je vous ai entendu, et, je voulais vous dire. Elle ne prononce pas plus de 4 syllabes à cause de l’article précédent
Jourdain : Mais putain, on s’en bat les couilles ! J’veux pas me faire afficher moi !
Vieille dame : Jeune homme. S’il vous plaît, calmez-vous.
Jourdain : Comment ça, calmez-vous ? Casse les couilles !
Vieille dame : Ne me parlez pas sur ce ton.
Jourdain : Ah ouais, tu veux pas que je te parle ? D’accord, vieille morille, j’vais plutôt utiliser le langage corporel. Prends ça dans ta gueule !
Scapin : Oh merde ! Maintenant il frappe une vieille !
Vieille dame (se protégeant le visage) : J’ai à peine 56 ans, je suis pas si vieille que ça !
Sganarelle : Attendez, je crois que ça reprend !

ACTE V : Une Fin Tragique

Finalement, ma journée ne s’est pas si mal passée que ça… J’ai mes courses, et je suis à la maison. J’ai plus qu’à attendre le livreur, et ça sera nickel. Ha. Quand je repense à l’autre conne là, elle saura pas dans quel appart je suis même si elle monte, c’est parfait. Elle veut un pourboire, en plus. Mais ça, c’est les gens aujourd’hui. Faut tout payer. La notion de service, ça n’existe plus. Je me souviens, quand j’étais petit, moi, j’aidais les gens dans la rue, je les aidais à trouver leur chemin. Est-ce que j’ai pris ne serait-ce, ne serait-ce qu’un centime ? Rien du tout. Parce qu’à l’époque, ça n’existait pas toutes ces applis. On est en train d’uberiser notre quotidien, tout simplement. D’ailleurs, je vais effacer l’appli Franprix. Quoique. Attends, je le ferai plus tard. Peut-être que ça peut me servir encore. Bah ouais, pourquoi la technologie ne serait utile qu’aux mêmes ? J’ai pas envie de vivre dans une tente avec des hippies qui puent, moi. Mais ça, c’est aussi symptomatique de l’époque, hein. Alors comme ça, puisqu’on est engagé, on devrait vivre comme à la préhistoire. Moi aussi je suis humain, moi aussi je veux rêver. Moi aussi je veux un iPhone. Android c’est trop compliqué. Et puis c’est fabriqué par les mêmes gosses ! Autant qu’ils fabriquent un beau téléphone, ça leur fera plaisir. J’ai pas le choix de toute façon. Bon, je parle, je parle, mais il est déjà tard, et le livreur est toujours pas arrivé. Bizarre… En plus, en regardant par la fenêtre, y’a… Y’a un mec en train de remonter dans son camion. Hé mais… Mais c’est lui !
– Hé ! Monsieur ! Ne partez pas ! Je suis là, à la maison ! Mais revenez !
L’Indienne fait son apparition, en bas, devant l’immeuble.
– Alors, pourboire ?
– Mais ! Vous étiez là, vous ? Pourquoi il est pas monté ?
– Pas pourboire ? Moi ai dit. Pas monter !
– C’est pas possible !
– Revient demain !
– Mais, je voulais pas demain ! J’avais besoin aujourd’hui ! Je… J’en avais besoin aujourd’hui… C’était mon insuline ! Il devait me livrer mon insuline… Et là, j’en avais… Besoin… Et je me sens pas très bien… Aidez-moi…
– D’accord, je monte.
– C’est vrai…?
– Oui… T’es quel appartement ?
– …
– Monsieur ? Monsieur !!

FIN

Sganarelle : Pourquoi les personnages de cet auteur meurent tout le temps à la fin ?
Scapin : Donc ton pote se fait embarquer par la police, et toi t’en as rien à foutre.
Sganarelle : Ah, il s’est fait embarquer ?
Scapin : Bah en même temps, quelle idée de frapper une vieille en plein théâtre ?
Vieille dame : Je fuis pas fi vieille que fa !
Sganarelle : En attendant, le personnage, lui, il est mort !
Vieille dame : Fi fa fe trouve, il est pas mort !
Sganarelle : Hein ?
Vieille dame : Penfe à fa. Peut-être qu’il avait jufte envie de fe venger de l’Indienne, et la faire monter… Pour qu’elle s’afarne à effayer de le trouver !
Sganarelle : Pas con… Mais je croyais qu’elle était pakistanaise, moi…
Scapin : C’est quoi ta chaîne Youtube déjà ? J’ai envie de rire un peu.
Vieille dame : Bon, bah, merfi hein, bonne foirée !
Sganarelle : Merci madame ! Rentrez bien, faites attention !
Scapin : En même temps, avec la gueule que l’autre lui a fait, y’a pas grand monde qui osera s’approcher…
Sganarelle : Ouais.
Scapin : Bon, bah. Je vais faire des courses avant de rentrer moi.
Sganarelle : Ah ?
Scapin : Ouais. En plus, regarde !
Sganarelle : Quoi ?
Scapin : Y’a un Franprix juste au coin de la rue. Tu m’accompagnes ?

 

NOTE MOI COMME DANS BLACK MIRROR S3E01
Note des lecteurs1 Note4.5
4.5
Franprix Stories (Part. 2)
Jourdain, Sganarelle, Scapin vont au théâtre pour aller regarder un gars se plaindre d’une cassière qui vient lui livrer ses courses. Molière se retourne dans sa tombe et twerke sur du Mozart. Un ange passe. Quelqu’un lâche une caisse dans un métro bondé. Mets une bonne note steuplait.

Disclaimer

À l’attention de toute personne passant sur ce site internet.

Tout ce que je dis ici n’a pas pour vocation à être pris au sérieux. Mon père ne l’a jamais fait, c’est pas vous qui allez commencer. Aussi, si je tiens des propos racistes, homophobes, sexistes, discriminatoires, ou même de droite, je tiens à faire valoir ma garantie “c’est juste pour rire, voyons” ainsi que ma carte de demandeur d’emploi qui théoriquement me permet d’avoir une réduction voire la gratuité dans différents musées. Quel rapport, me direz-vous. Aucun. Mais qu’il est bon de faire valoir ses privilèges, comme si je secouais quelques liasses de tickets d’entrée au musée du Quai Branly sous vos nez disgracieux que même un peintre pervers et syphilitique de la Renaissance bah il aurait pas voulu dessiner.

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